1. Immobilier
  2. Actualités immobilières à BOULOGNE BILLANCOURT
  3. Boulogne-Billancourt, Rue Nina Berberova, Un Hommage

Boulogne-Billancourt, Rue Nina Berberova, Un Hommage

Publié le 17/08/2021
Peu de rues à Boulogne-Billancourt porte le nom d’une femme. La ville rend hommage à Nina Berberova en prêtant son nom à une rue entre la rue du Point du Jour et la rue Heinrich.

Nina Berberova

 

Nina Berberova est une femme de lettres, une poétesse née en 1901 à Saint Pétersbourg et elle grandit en Russie jusqu’à ses 21 ans, chassée alors par la Révolution Russe.

Elle s’installe d’abord à Berlin avec son mari, le poète Vladislav Khodassevitch, puis à Billancourt en 1925. Ils rencontrent d’autres exilés artistes et une colonie formée de travailleurs par Louis Renault. Ce dernier était à cours de main d’œuvre et a fait venir des réfugiés de l’empire tsariste : anciens officiers des armées blanches et citoyens sans ressources dans l’exil.

Cette population permet à Nina Berberova de construire un univers lui rappelant la mère patrie où dans les épiceries les produits sont russes, où le cabaret s’appelle Kozlobabine et où une église orthodoxe est construite, l’église Saint-Nicolas-le-Thaumaturge.

Ce retour aux racines donne l’inspiration à Nina Berberova pour écrire des récits sur cette « Russie de remplacement » avec ironie décrivant ainsi des rencontres brisées et des trajectoires heurtées. Ses nouvelles rendent hommage à ces personnes en exil ayant tout perdu mais qui ont réussi à créer un cadre de vie proche de leurs racines à « Billankoursk » ainsi renommée par ces milliers de personnes.

Malgré ses œuvres, elle n’arrive pas à percer en France et décide alors de s’exiler aux Etats-Unis où elle épouse George Kochevitsky et commence sa carrière en tant que professeur de littérature russe à Yale puis à Princeton.

C’est seulement en 1985 que Nina Berberova voit sa carrière naître avec son manuscrit « L’accompagnatrice », elle est invitée chez Bernard Pivot et est propulsée au rang de grandes plumes du siècle à 85 ans. Reconnue par les critiques du monde entier, d’autres parutions suivent, notamment les « Chroniques de Billancourt ».

Une reconnaissance tardive mais mondiale, sa terre natale, la Russie lui réserve une tournée triomphale peu avant sa mort en 1993.

Suivez l’actualité immobilière et rejoignez-nous